
cjc.jeunes-chercheurs.org/positions/etats-generaux1996/addoc_orsay.htmla) ADDOC pense que la mission actuelle des premiers cycles, qui est de donner aux etudiants des connaissances de base solides dans un nombre limite de disciplines, doit etre maintenue. Nous sommes opposes aussi bien a une multiplication des matieres enseignees en DEUG qu'a une specialisation excessive, qui sans la maitrise des acquis fondamentaux serait prematuree.
b) A cote des disciplines principales, l'apprentissage d'une langue vivante (la connaissance de l'anglais etant requise) et la pratique de l'outil informatique et de la programmation devraient faire partie du programme obligatoire des formation universitaires scientifiques. Un enseignement de francais devrait en outre etre propose aux etudiants interesses.
c) L'augmentation du nombre de stages (en laboratoire et en entreprise) et de projets personnels dans le cursus universitaire permettrait aux etudiants d'acquerir une experience pratique dans leur domaine et de faire preuve d'une plus grande autonomie.
a) L'information sur les formations superieures et leurs debouches doit etre developpee, au lycee comme a l'Universite. Des conseillers d'orientation specialises dans l'enseignement superieur nous semblent les plus qualifies pour assumer cette tache. Une presentation de l'Universite par des enseignants et des etudiants aiderait en outre les lyceens dans leur choix d'orientation.
b) Une meilleure information des enseignants, qui sont souvent amenes a conseiller leurs etudiants, serait egalement souhaitable.
c) Le tutorat d'accueil et de soutien pedagogique, assure par des etudiants de deuxieme et de troisieme cycle, a fait ses preuves dans les Universites ou il a ete experimente. Nous pensons que sa generalisation a tous les etablissements faciliterait la transition entre le lycee et l'Universite et diminuerait les risques d'echec. Cependant, le tutorat de soutien pedagogique ne saurait remplacer les travaux diriges assures par les enseignants-chercheurs.
d) La semestrialisation des enseignements universitaires, avec possibilite de redoublement de chaque semestre, nous semble un moyen de lutte efficace contre l'echec. Le premier semestre de premiere annee pourrait jouer le role de palier de mise a niveau et d'orientation. Ce choix impliquerait une augmentation des moyens en locaux et en personnel enseignant.
a) ADDOC demande la reconnaissance de la formation par la recherche par l'Etat et par les conventions collectives.
b) Nous demandons que le financement de la these epouse sa duree reelle, c'est-a-dire trois ans, sans procedure de renouvellement.
c) Nous sommes favorables a l'instauration du contrat de these propose par la Confederation des Etudiants-Chercheurs (CEC).
d) Nous demandons que soit resolu le probleme des docteurs qui, au terme d'une formation post-doctorale a l'etranger, n'ont plus droit a aucune protection sociale.
a) Alors que 80% d'une classe d'age va atteindre le niveau du bac, les pouvoirs publics n'ont pas donne a l'enseignement superieur les moyens de creer les structures pour accueillir ces nouveaux bacheliers (les trois quarts des nouveaux etudiants en DEUG ne seront ni enseignants ni chercheurs).
b) Pour faire face a la diversite des besoins de formation superieure, ADDOC souhaite une multiplication et une diversification des filieres, en particulier, technologiques, avec de nombreuses passerelles entre les differents cursus.
c) Parallelement, nous sommes favorables a une simplification du paysage de l'enseignement technologique, avec l'instauration d'une filiere unique en premier cycle, debouchant sur des formations de durees diverses. Ces premiers cycles technologiques pourraient mettre en commun les moyens des IUT et ceux des Universites (DEUST).
d) Nous pensons que ces nouvelles formations doivent se composer pour moitie de matieres fondamentales enseignees par des enseignants-chercheurs et pour moitie de matieres plus appliquees enseignees eventuellement par des intervenants de l'industrie. Les stages en entreprise ou en laboratoire auraient dans ces cursus un reel contenu pedagogique et une finalite bien definie.
e) La fac pourrait jouer un role plus important dans le domaine de la formation continue, un peu negligee en France. Nous tenons a rappeler cependant que la formation continue sera d'autant efficace qu'elle aura ete precedee d'une formation initiale plus complete.
a) La Recherche publique s'effectue a la fois dans les organismes publics (ex: CNRS) et dans les Universites, il est essentiel de maintenir les liens et la complementarite entre leurs laboratoires.
b) L'Universite est le lieu privilegie d'elaboration et de transmission des connaissances, c'est pourquoi ADDOC pense qu'il ne faut pas couper les premiers cycles universitaires du monde de la Recherche.
c) L'evaluation de la Recherche universitaire doit continuer de se faire essentiellement par la communaute scientifique, nationale et internationale, et les orientations budgetaires doivent s'appuyer sur cette evaluation.
d) Nous pensons que le financement des laboratoires universitaires doit rester principalement du ressort de l'Etat, seul capable de maintenir sur le long terme l'indispensable effort de recherche fondamentale dans un grand nombre de domaines. Les financements exterieurs (Union Europeenne, industrie...), qui sont par nature limites dans le temps et attaches a des projets precis, ne doivent pas se substituer au financement public.
e) Un flux regulier de nouveaux entrants est necessaire au maintien de la vitalite et de la qualite de la recherche francaise. C'est pourquoi il nous semble indispensable que la politique de recrutement anticipe des a present la vague de departs en retraite prevue pour la periode 1998/2005.
ADDOC s'oppose a la generalisation des Prag a l'universite et soutient l'emploi d'enseignants-chercheurs pour les raisons suivantes:
a) Dans les disciplines scientifiques, l'enseignement a l'universite est fondamentalement different de celui dispense dans le secondaire. Il fait appel a plus d'esprit critique et exige plus de travail personnel de la part des etudiants, il doit donc etre moins scolaire dans sa presentation et son contenu. Nous pensons que les enseignants formes par la recherche sont les plus competents pour assumer ce role.
b) De plus, un chercheur a une grande capacite a se former par lui-meme. Il sera donc plus a meme qu'un Prag de s'adapter a l'evolution permanente des connaissances qu'il doit enseigner, meme en premier cycle ou, dans la continuite des nouveaux programmes du lycee, les developpements recents des sciences feront leur entree a plus ou moins long terme.
c) La generalisation des postes de Prag enseignants a l'Universite et habilites a faire de la recherche amenerait l'existence de deux statuts, aux modes de recrutements, aux contraintes et aux evolutions de carriere differents pour des fonctions similaires. Cela creerait d'inevitables tensions entre les enseignants.
d) Les PRAG n'ayant en pratique pas le temps de se consacrer a la recherche, et n'ayant sauf exception pas suivi une formation doctorale, l'extension de ce systeme induirait une degradation de la qualite de la recherche universitaire.
Cela etant dit,
e) Nous ne sommes cependant pas opposes a la presence a l'Universite d'enseignants a plein temps, notamment dans les matieres transversales, mais il nous semble essentiel qu'ils aient suivi une formation par la Recherche reconnue. Certains enseignants chercheurs pourraient a un moment de leur carriere choisir de se consacrer uniquement a l'enseignement.
f) Nous proposons que soit donne aux professeurs agreges desireux d'enseigner a l'Universite la possibilite d'effectuer une these en echange d'une charge d'enseignement raisonnable. Une fois leur these soutenue, ils pourraient concourir sur des postes d'enseignants-chercheurs ou d'enseignants a plein temps.
g) Les enseignants doivent avoir de reelles capacites pedagogiques. Nous demandons donc que le monitorat durant la these soit ouvert a tous les futurs enseignants et que la formation a l'enseignement, de type CIES, y soit renforcee et amelioree.
h) Face a l'afflux de nouveaux etudiants a l'Universite, les enseignants-chercheurs doivent fournir un effort pedagogique plus important que par le passe. Nous pensons que cet effort doit etre valorise et encourage par la prise en compte des activites d'enseignement dans l'evolution de leur carriere.
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Ce document (/positions/etats-generaux1996/addoc_orsay.html) a été mis à jour le 11 juin 2007